Démocratie en danger… Quel remède ?

Entre vérités et mensonges, faites votre choix mesdames, messieurs…. à chacun (e) les siennes.
Aujourd’hui les « vérités officielles » sont moins vendeuses. Mais au profit d’une crise sanitaire, sans précédent, elles résistent malgré tout et s’en sortent, pas si mal, malheureusement. Surfant sur les peurs intrinsèques, elles bâillonnent, confinent, verbalisent, reconfinement, surveillent, ailleurs plutôt qu’ici tout en ayant un œil ici plutôt qu’ailleurs. À vous donner le tournis et vous pétrifier sur place. Pendant ce temps, au détour de lois promulguées en catimini, les libertés individuelles et collectives disparaissent. La Covid 19, tout en devant être prise très au sérieux, a bon dos et sert de prétexte à un système ultra capitaliste, avide de profits, qui ne pourra jamais, on le sait, se résoudre à verser dans le social et pour qui l’intérêt général est une vue de l’esprit.

C’est pourquoi chaque jour une soupe médiatique indigeste est servie. Insipide, elle écœure et fait le choix de s’éloigner de la réalité et des drames humains qui se jouent. Surexposant et s’enorgueillissant du système sécuritaire mis en place avec le déploiement inédit de forces de l’ordre aidées, on nous le rappelle, en cas de possibles velléités, par des vidéos surveillance qui veillent sur une population infantilisée. Ces médias qui occultent honteusement les résistances qui se mettent en place. Des résistances qui alertent et se dressent contre un autoritarisme, bel et bien affiché, mettant la démocratie en grave danger.

Une histoire sans fin qui fait le jeu de la politique du pire. A quand l’échéance ?

Il appartient, pourtant, à tout un chacun de faire valoir sa liberté d’opinion et sa liberté de penser. Il appartient à tout un chacun de ne pas tomber dans le piège de la pensée unique. Le débat doit de nouveau se réinviter dans l’expression des uns et des autres. Les réalités sociales aujourd’hui sont clairement identifiées. Les écarts se creusent et la crise sanitaire actuelle précipite bon nombre, jeunes et moins jeunes, dans toujours plus de précarité. Tous les voyants sont au rouge, santé, éducation, culture, emplois, logements, associations,…tous les secteurs d’activités subissent les affronts d’un système qui se veut tout puissant.

La fatalité ne peut être un avenir, les luttes sociales ont toujours existé et doivent être soutenues tant qu’existeront inégalités et injustices. L’interêt général humain prévaut et les solidarités doivent être exemplaires.

Réagir est d’autant plus important que tout est fait pour que chaque velléité de résistance soit étouffée.

Jean Ferrat

Inseme à Manca, 1er Mars 2021