La Méridionale doit vivre

La Méridionale est en péril.

500 emplois dont 200 en Corse sont menacés.

Bateau la Méridionale

La disparition de cette compagnie maritime dont la longévité et la qualité de services rendus sont appréciées quasi unanimement serait un nouveau mauvais coup  porté à notre île. Pour s’opposer à cette hypothèse les salariés de la Méridionale se sont mis en grève depuis le 25 février, à l’appel de la Cgt et du Stc. Après quatre jours, ils n’entendent pas lâcher prise tant que de véritables garanties ne seront pas affirmées.

Pourquoi une telle situation ?

Au moins deux raisons peuvent-être avancées.

Grève à la Méridionale

La Collectivité de Corse a refusé d’accorder une nouvelle délégation de service public à la Méridionale pour les dessertes sur Ajaccio et Propriano en prenant le risque, consciemment ou inconsciemment, de porter un coup fatal à la compagnie maritime.

Corsica linea se retrouverait donc en situation de monopole pour les liaisons avec Marseille.

Rappelons que Corsica linea a succédé à la Sncm et est contrôlée par un consortium de patrons locaux aux dents longues. Ce consortium s’inscrit parfaitement dans une logique libérale, à savoir faire des profits en occultant l’intérêt général de la Corse et tout en bénéficiant de subventions publiques. Ces fameux patrons locaux veulent avoir le contrôle absolu du fret – et pour cause – entre la Corse et Marseille. Ces mêmes patrons qui se lancent par ailleurs dans des projets pharaoniques genre Leclerc et Auchan, projets dont l’utilité sociale et économique reste à démontrer et dont le financement reste un mystère.

La Méridionale doit vivre.

Nous apportons toute notre solidarité aux salariés en lutte.

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