LE PROF EST MORT

Un homme est mort décapité, dans le “beau pays” de France.

Un prof a été tué aux portes de son collège, quelque part dans une banlieue “sans problèmes”.

Un jeune le guettait, l’attendait. Il avait tout prévu, tout prémédité. L’ado fanatisé était devenu un monstre…

Face à l’indicible, face à l’horreur absolue, les mots nécessairement nous manquent. Mais il ne suffit pas d’aligner de manière convenue les hommages ou les condoléances d’usage, voire les indignations. 

Il ne faut surtout pas non plus sombrer dans le racisme exacerbé et les récupérations malsaines, celles d’une extrême-droite désormais omnisciente.

Cet homme, ce prof, ce collègue, faisait simplement, courageusement, son travail de pédagogue, en enseignant la tolérance et la liberté d’expression .

Certes, l’occident colonial et guerrier a depuis longtemps bien des responsabilités dans ce fanatisme halluciné et ces dérives meurtrières tragiquement mondialisées. Mais l’islamisme, à présent, est devenu islamo- fascisme .

Les réseaux dits “sociaux” (?), souvent nauséabonds, qui prêchent la vengeance et la mort, doivent d’abord se taire. 

Face à la nouvelle “bête immonde”, et sans amalgame, nous devons ensuite tous nous lever et multiplier textes, cris et manifestations pour dire communément non à la violence sectaire, non à l’obscurantisme, et oui à la tolérance, oui à une authentique laïcité, oui à la fraternité, oui à L’HUMANITÉ. 

Bernard Bouquet Ajaccio, 18 octobre 2020

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Un homme est mort à Conflans Sainte Honorine. Assassiné. Un instituteur qui exerçait sérieusement son métier d’éducateur, apprenant la liberté, y compris le droit à la critique. Assassiné. Nous sommes sidéré par cette barbarie, cette abomination, cette horreur.  En fin de compte, voilà à quoi conduit l’obscurantisme religieux, le fanatisme. Mais cette situation désastreuse est aussi le résultat de reculs sur les valeurs de la laïcité, de la fraternité, de la citoyenneté, à l’école, dans les quartiers, les entreprises et dans la société toute entière.  Elle trouve ses racines dans les conflits, les guerres et autres misères. Dans la valorisation… Lire la suite »