Pourquoi ce qui est bon pour Etampes ne le serait-il pas pour la Corse ?

Le 12 novembre une élection municipale partielle aura lieu à Etampes, ville de 25.000 habitants située dans le département de l’Essonne. Il s’agira d’élire 35 conseillers municipaux, à la suite de la démission d’élus locaux et du maire sortant, réélu député en juin dernier (non cumul des mandats). Jusque-là rien de bien original et d’exceptionnel. Deux listes seront en présence. Une liste de droite classique et une liste de gauche. Cette dernière sera conduite par Matthieu Hillaire du Parti de gauche et comprendra des candidats issus du Parti communiste. Ce cas de figure est pour le moins intéressant et savoureux. Pourquoi ? Apparemment et jusqu’à preuve du contraire, Matthieu Hillaire n’a pas encore été désavoué par la direction nationale de la France insoumise. Il n’a pas encore reçu de tweet particulièrement rude et désobligeant de Jean-Luc Mélenchon, comme cela s’est passé le 3 septembre, lors de négociation entre la Corse insoumise et le Parti communiste, dans le cadre de la préparation des élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017. Rappelons-nous. Jean-Luc Mélenchon, de retour de la Réunion, avait condamné sans détour et sans nuance toute entente entre les deux seules forces authentiquement de gauche en vue de la constitution d’une liste de rassemblement. Il considérait alors que cela relevait de la tambouille politique ! Là, on ne comprend plus. A Etampes l’alliance avec le Parti communiste est une bonne chose. En Corse, ce n’est pas bon ! Allez savoir pourquoi ?

A ce niveau de réflexion, il est grand temps de dire basta à certaines querelles d’égo ou à toute  tentative d’hégémonie de qui que ce soit sur qui que ce soit. Le risque est grand dans notre pays de subir à notre tour le syndrome italien, c’est-à-dire la disparition pure et simple de la vraie gauche du paysage politique, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer, à l’instar de ce qui se passe chez nos cousins transalpins. L’heure est au rassemblement. Il nous faut une voix forte dans la prochaine Assemblée territoriale, pour combattre non seulement les dérives clientélistes ou identitaires, contraire à l’intérêt bien compris de la grande majorité de la population corse, mais également la politique d’austérité et de régression sociale menée par le pouvoir macronien.

Oui, l’heure est plus que jamais à l’unité.

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